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Complémentaire santé

La négociation santé en entreprise doit-elle toujours coller à la convention collective ?

Attention au piège de la convention collective lorsque vous négociez votre mutuelle en entreprise. Si ce thème est un levier stratégique à l’heure des négociations annuelles obligatoires, il ne faut pas tomber dans le syndrome du bon élève qui applique à la lettre son accord de branche. Et oui, avoir une mutuelle qui colle obligatoirement aux mesures prévues par la convention collective n’est pas toujours une bonne idée. Voici pourquoi.

Grâce au comparateur IA d’Asfelia, vous avez peut-être constaté que votre mutuelle d’entreprise ne rembourse pas vos lunettes comme elle le devrait. C’est donc le moment d’en parler à votre employeur pour faire évoluer votre contrat de complémentaire santé. Si vous entrez en négociation, prenez bien garde à ce qui est prévu par la convention collective et n’ayez surtout aucune crainte à vous en détacher. Pourquoi ? Parce que les conventions collectives décident par moments de réduire vos remboursements et/ou d’augmenter vos cotisations.

C’est ce qui vient d’arriver aux entreprises de la branche de la pâtisserie. Depuis le 1er janvier 2026, toutes celles qui ont leur contrat chez le partenaire de référence de la branche ont vu leurs tarifs augmenter et leurs garanties réduites. Les entreprises doivent alors savoir se libérer de leur convention collective pour négocier et trouver un meilleur contrat.

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La convention collective parfois faux ami de la mutuelle d’entreprise

Les employeurs et les salariés partent souvent du principe que la convention collective est la référence à suivre pour la mutuelle santé à mettre en place parce qu’ils sont tenus de s’y conformer. Au départ, nous devons bien avouer que l’entreprise est obligée de respectée sa convention collective.

De plus, les remboursements santé minimums prévus par la loi sont très bas (entre 100 € et 200 € seulement pour une paire de lunettes complète par exemple). La convention collective vient donc généralement relever la barre des garanties santé dont bénéficient les salariés.

Mais une fois que la convention collective a fixé le cadre de la mutuelle, l’entreprise n’en est pas prisonnière. Les représentants des salariés et l’employeur peuvent parfaitement tomber d’accord pour négocier un contrat avec de meilleurs remboursements santé ! Ils peuvent même s’accorder avec un assureur santé sur un contrat moins cher que ce qui est écrit dans la convention collective.

Important : l'entreprise peut proposer des garanties de mutuelle plus généreuses que celles de la branche. En revanche elle ne peut pas proposer un contrat qui contient des remboursements inférieurs à ceux qui sont prévus par la branche.

L’important est de ne pas prendre l’accord de branche comme point d’ancrage systématique. Cela vous permettra d’éviter tout retour en arrière dans les garanties proposées aux salariés mais aussi toute hausse de cotisations indésirable. C’est exactement ce qui vient de se passer dans la convention collective de la pâtisserie.

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Les entreprises de la pâtisserie face à un accord plus cher et moins généreux

Toutes les entreprises de la branche de la pâtisserie sont couvertes par un accord qui a régressé au 1er janvier 2026. Les cotisations prévues par les partenaires sociaux ont augmenté de presque 7% alors même que certaines garanties ont reculé !

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C’est le cas des lunettes avec une monture qui n’est remboursée qu’à 80 € en 2026 alors que la prise en charge était de 100 € en 2025. Et que dire des verres de lunettes des salariés dont les forfaits ont eux aussi baissé de 10 € voire de 30 € selon la correction de la vue.

Vérifiez facilement si vos remboursements de lunettes sont à la hauteur grâce à notre outil IA !

Concrètement cela veut dire que toutes les entreprises de la pâtisserie qui ont leur contrat chez l’organisme d’assurance santé partenaire de la branche ont déjà subi la double peine : une dégradation de leur mutuelle collective avec hausse des cotisations et baisse des prestations.

Face à ce retour en arrière de leur convention collective, les entreprises de la pâtisserie auraient tout intérêt à garder un contrat plus généreux pour les salariés en faisant jouer la concurrence.

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