Asfelia met à votre disposition l’outil qui vous permet d’économiser de l’argent sur votre mutuelle d’entreprise. Cette outil vous sera utile pour cette année 2026 qui marque une nouvelle année de hausses des cotisations de complémentaire santé pour les entreprises et leurs salariés. Les complémentaires santé ont déjà fixé leurs tarifs à la hausse et de nombreuses conventions collectives nationales (CCN) ont aussi négocié des augmentations significatives au 1er janvier 2026. Mais plutôt que de subir ces hausses tarifaires, les DRH, chefs d’entreprises et représentants du personnel devraient y voir l’opportunité de négocier (ou renégocier) un accord santé à l’heure des négociations annuelles obligatoires sur les salaires.

Pour bien comprendre comment la négociation en santé peut devenir un levier performant de dialogue social en entreprise, examinons le cas du dernier accord signé dans la branche des organismes de formation (IDCC 1516). Les évolutions conventionnelles sont généralement les meilleures armes pour négocier en entreprise, voici comment.
Le levier de la structure de cotisation santé pour faire face aux hausses tarifaires
Si, comme beaucoup de chefs d’entreprises ou de salariés, votre assureur santé vous a annoncé une hausse des cotisations santé, vous pouvez réagir. Le premier levier est celui de la structure de cotisation. C’est exactement ce levier que les partenaires sociaux de la branche des organismes de formation ont activé.
Dans cette branche, c’est normalement le salarié seul qui est couvert obligatoirement par la complémentaire santé d’entreprise. Cela veut dire que la cotisation est prise en charge au moins à 50% par l’employeur. Mais si le salarié a besoin de faire adhérer ses enfants et/ou son conjoint à la complémentaire santé, les cotisations sont intégralement payées par le salarié.
Depuis le début de l’année 2026, les entreprises peuvent désormais rendre obligatoire l’adhésion de toute la famille du salarié. Cette nouvelle structure a deux avantages :
- Cela permet de rationaliser les coûts : la cotisation santé d’un couple avec un enfant est plus avantageuse avec la structure « salarié isolé/famille obligatoire » qu’avec la structure « salarié isolé obligatoire/conjoint ou enfant(s) facultatif(s) ».
- L’entreprise fait un geste en faveur de ses salariés : elle prend en charge la moitié de la cotisation « famille obligatoire », ce qui est très favorable aux salariés qui font adhérer leur famille.
Comment utiliser ce levier en négociation :
En entreprise, plutôt que d’augmenter les salaires de 3 % (ce qui est coûteux et entraîne des charges sociales pour l’entreprise et une fiscalisation supplémentaire pour le salarié), négociez un accord en vue de conclure un nouveau contrat de complémentaire santé comprenant une cotisation « Famille ».
- Pour le salarié : c’est un gain net de pouvoir d’achat immédiat.
- Pour l’employeur : c’est un coût socialement plus efficace car exonéré de charges sociales (dans les limites légales).
Si la branche des organismes de formation l’a fait, vous pouvez le faire et demander à votre complémentaire santé de s’adapter.
Le levier indispensable de la conformité à la branche
Le début d’une année est souvent synonyme de nouveautés dans les branches en complémentaire santé. Même si les assureurs santé ont un devoir de mise en conformité de leurs offres collectives, les entreprises ont tout intérêt à prendre les devants en renégociant leur accord santé pour tenir compte des évolutions conventionnelles.
Dans la branche des organismes de formation, de très nombreuses améliorations de garanties santé sont déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Les partenaires sociaux de ce secteur ont suivi 2 chemins complémentaires :
- L’amélioration de remboursements déjà existants : les organismes de formation ont notamment fixé un forfait de 300 € par implant dentaire, dans la limite de 2 par an, alors qu’un simple forfait unique de 200 € existait auparavant.
- La création de nouvelles prestations : la branche des organismes de formation a par exemple créé de nouveaux forfaits de prise en charge de la chambre en hospitalisation allant de 30 € par nuit en hospitalisation complète à 10 € par jour en hospitalisation ambulatoire.
Les entreprises qui relèvent de cette branche doivent impérativement se mettre à niveau si elles ne veulent pas s’exposer à des conflits avec leurs salariés. Les autres entreprises ont aussi tout intérêt à surveiller l’existence de nouvelles mesures au niveau de leur branche.
Les actions à mener :
Gardez le contrôle de votre conformité à votre branche professionnelle et n’ayez pas une confiance trop aveugle envers votre assureur. Dès lors que votre contrat santé est inférieur à ce que prévoit votre convention collective, vous devez vous mettre à niveau. La vigilance du chef d’entreprise sur ce sujet ne manquera pas d’être reconnu par les représentants des salariés.
Et même si aucune évolution n’est actée au niveau de la branche, profitez du début d’année pour faire le bilan des besoins de vos salariés et des évolutions de prestations qui leur seraient utiles.