Alors que le nombre de proches aidants ne cesse de croître en France, Denis de Valmont, fondateur d’Assur-aidant (Assur-aidant : La prévoyance collective des salariés aidants), présente des solutions innovantes pour intégrer le soutien aux aidants au cœur de la protection sociale en entreprise. Un enjeu humain, mais aussi un levier de performance pour les employeurs.
Le « Tsunami psycho-affectif » du handicap et de la dépendance
L’aventure d’Assur-aidant (anciennement Babysafe Solution) est née d’un constat de terrain. Médecin de formation, Denis de Valmont a observé la détresse incommensurable des parents confrontés au handicap d’un enfant dès la naissance [03:57]. Pour ces familles, la douleur affective se double souvent d’un épuisement financier et administratif.
Aujourd’hui, cette réalité dépasse largement le cadre de la petite enfance. Qu’il s’agisse d’épauler un conjoint malade ou un parent vieillissant, l’aidance s’impose comme un défi majeur de notre siècle. On estime qu’en 2030, un salarié sur quatre sera en situation d’aidant [26:02].
Passer de « l’Aimant » à « l’Aidant » sans s’épuiser
Denis de Valmont souligne une distinction subtile mais cruciale : « entre aidant et aimant, il n’y a qu’une lettre de différence » [09:21]. Pourtant, le quotidien de l’aidant est marqué par un sentiment d’impuissance et une charge mentale qui grignote l’espace réservé à l’affection.
Face à ce défi, Assurédant propose deux garanties majeures :
- La Garantie Déficience à la Naissance : Un accompagnement financier et humain pour les parents d’enfants nés avec un handicap ou grands prématurés, pouvant aller jusqu’à 30 000 € [06:23].
- La Garantie de Soutien aux Aidants : Une protection plus large couvrant tous les types d’aidance familiale (conjoint, parents, fratrie) avec une indemnisation annuelle pour financer des services spécialisés [07:54].
L’assurance collective : Un levier pour l’entreprise
L’innovation d’Assur-aidant réside dans son modèle de distribution : la prévoyance collective. Plutôt que de proposer des contrats individuels coûteux et soumis à une sélection médicale, ces garanties s’intègrent directement dans les contrats de protection sociale de l’entreprise [15:48].
Pour l’employeur, le bénéfice est multiple :
- Performance : Un salarié soutenu est un salarié plus serein et donc plus productif.
- Marque employeur : Valoriser le statut d’aidant permet de fidéliser les talents et d’attirer de nouveaux profils sensibles à la politique sociale de l’entreprise [22:44].
- Engagement : Assurédant milite également pour la création d’un statut de RQTA (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Aidant), miroir de la RQTH, pour donner des droits concrets aux salariés dans l’entreprise [12:28].
Un accompagnement humain avant tout
Au-delà de l’indemnisation financière, qui prend souvent la forme d’un « porte-monnaie virtuel » dédié à des services (psychologues, sophrologie, aide administrative, répit) [19:05], Assurédant mise sur l’humain. Pas de robots ni de serveurs vocaux : des conseillers dédiés accompagnent chaque aidant pour construire un parcours solide et éviter l’isolement [21:11].
En conclusion, comme le rappelle Eric Verhaeghe, il ne s’agit pas seulement de technique assurantielle, mais de « réparer la société » en offrant des outils concrets là où les structures publiques et collectives ne suffisent plus.
